Santé

Contrat de mutuelle et de prévoyance : quelle différence ?

Qu’est-ce qu’une mutuelle ? Quelle est la différence avec une complémentaire santé ? À quoi sert un contrat de prévoyance ? Vous n’êtes pas seul à vous poser ces questions : la famille Touprévu aussi ! On vous explique tout à travers des cas concrets de la vie courante.
famille heureuse prévoyance

Sommaire :

Mauvaise nouvelle chez les Touprévu : Thomas, le père, s’est cassé le tibia en se rendant chez un ami. Un accident tout bête ! Il roulait à vélo quand, surpris par la sonnerie de son téléphone, il a foncé droit sur la bordure d’un trottoir. Résultat : une fracture ouverte, une intervention chirurgicale pour le remettre en état et en prime, trois mois de béquilles.

À l’hôpital, Thomas s’inquiète surtout pour son porte-monnaie. Entre le médecin, la radio, l’opération, l’achat des béquilles… il en a pour au moins 2 000 €. Une sacrée somme. Il espère que sa mutuelle pourra le rembourser. Mais plus encore, il se demande comment il va faire pour avoir un revenu pendant son arrêt de travail : il est commercial et ne peut pas travailler avec des béquilles…

Le rôle de la mutuelle : rembourser les soins de santé des assurés

Il confie ses craintes à son meilleur ami Julien, venu lui rendre visite à l’hôpital. Ce dernier travaille dans le monde de l’assurance et connaît bien le sujet : « Ne t’inquiète donc pas, je suis sûr que ta complémentaire santé et la Sécurité sociale vont te rembourser une grande partie des frais que tu as dû engager ! ».

Thomas devient blanc : il ne se souvient pas avoir souscrit de « complémentaire santé »… Il pensait qu’avoir une mutuelle suffisait pour rembourser ses frais de santé. Il s’effondre.

Son ami s’empresse de le rassurer : « ne t’inquiète donc pas, le mot « complémentaire santé » est un synonyme de mutuelle santé ! Tu es bien couvert. D’ailleurs, si tu es salarié, tu en as forcément une : ton employeur est obligé d’en souscrire une pour tous ses salariés et de participer à son financement. C’est ce qu’on appelle la mutuelle obligatoire ».

Le voilà rassuré. Il se rend compte qu’il n’y connait pas grand-chose. Pour être certain d’avoir toutes les informations nécessaires à son bon remboursement, il demande à Julien :

« Qu’est-ce qu’une mutuelle ? À quoi ça sert exactement ? »

Julien lui explique alors que la mutuelle permet :

  • de compléter les remboursements de la Sécurité sociale pour les consultations chez le médecin, les frais relatifs aux hospitalisations, mais également à l’achat de médicaments, lunettes, aides auditives ou prothèses dentaires, etc. ;
  • de prendre en charge tout ou partie des frais de santé non remboursés par la Sécurité sociale : « comme l’ostéopathie, ou encore une chambre individuelle en cas d’hospitalisation » ;
  • et même de faciliter la vie des assurés : « certaines mutuelles proposent des services bien pratiques, comme la téléconsultation médicale 24h / 24 et 7j / 7, un second avis médical, la livraison des médicaments, etc. Ça peut faire la différence ».

« Pour connaître tes niveaux de remboursement, il faut regarder ton contrat d’assurance, car cela varie d’une mutuelle à une autre. »

Il s’empresse de regarder son contrat. Bonne surprise, son employeur a souscrit une complémentaire santé proposant des garanties solides. Elle prend même en charge les dépassements d’honoraires de son médecin, et une partie du coût de la chambre particulière lors de son hospitalisation. Il en profite pour regarder le contrat de sa femme :

– « Dis donc, Aïssa est moins bien remboursée que moi… heureusement que ce n’est pas elle qui a été victime de cet accident.

Elle peut toujours souscrire un autre contrat de mutuelle si elle estime que sa protection n’est pas suffisante ! Dans le jargon, on appelle cela une surcomplémentaire », l’informe son ami.

Bon à savoir, se dit-il. Il regardera cela plus en détail durant sa période de convalescence.

Le rôle d’un contrat de prévoyance : compenser la perte de revenu en cas d’arrêt de travail

Thomas est donc rassuré, sa mutuelle va bien l’aider financièrement. Mais il y pense : il a oublié de demander à Julien comment il allait faire pendant son arrêt de travail. Deux mois sans travailler, c’est long, et ça fait un sacré manque à gagner, se dit-il. Il le questionne à nouveau, son ami ayant l’air bien renseigné. Ce dernier lui demande s’il est couvert par un contrat de prévoyance.

– « Un contrat de prévoyance ? Qu’est-ce que c’est ? Encore un synonyme de mutuelle ? 

Et non, il y a bien une différence entre mutuelle et prévoyance ! Mais c’est tout aussi important. Je vais t’expliquer pourquoi souscrire un contrat de prévoyance » lui répond Julien.

Il lui apprend alors qu’à la différence de la mutuelle – qui permet de rembourser les frais de santé – la prévoyance permet de le protéger financièrement en cas d’aléas de la vie, c’est-à-dire en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou même de décès, le tout pour quelques euros par mois.

– « En cas d’arrêt de travail, le contrat prévoyance va te permettre de compenser ta perte de salaire. En cas d’invalidité, tu auras droit par exemple au versement d’une rente invalidité jusqu’à ta retraite, et en cas de décès, c’est ta famille que tu protèges en prenant un contrat de prévoyance ! Il peut prévoir le versement d’un capital décès conséquent, une rente pour ta femme ou pour tes enfants… là encore, tout dépend du contrat choisi ».

Thomas est sceptique. Il se rappelle maintenant que lors de son dernier arrêt de travail lié à une grippe, la Sécurité sociale lui avait versé une indemnité journalière. Et même que son employeur avait complété cette indemnisation, si bien qu’il avait gardé son salaire habituel… Il fait part de ses interrogations à Julien :

– « Je ne vois pas l’intérêt, j’ai toujours reçu l’intégralité de mon salaire quand j’étais en arrêt maladie.

– Fais attention… lorsque tu es en arrêt de travail, la Sécu limite ton indemnisation à la moitié de ton salaire, dans la limite de 48,69 €/jour. Ton employeur complète cette allocation, sous conditions, mais cela n’est que temporaire ! Toi qui n’a que trois ans d’ancienneté, le complément de ton employeur ne durera que 60 jours. Ensuite, plus rien* ! Tu devras te contenter de l’indemnité plafonnée de la Sécu.

C’est pareil si tu deviens invalide et que tu ne peux plus travailler : la Sécurité sociale te versera la moitié de ton salaire, dans la limite de 1 714 € / mois. Et en cas de décès, n’oublie pas que comme tu n’as pas le statut de cadre, le capital décès versé à ta famille ne s’élèvera qu’à 3 539 €… à peine de quoi couvrir les frais d’obsèques ».

S’il avait su… Encore une chose dont il va falloir s’occuper rapidement !

*Ces limites sont celles définies par la loi. Il s’agit de la protection minimale pour les salariés. Les conventions collectives peuvent toutefois prévoir des dispositions plus favorables que la loi sur ce point.

Pour en savoir plus : Qu’est-ce que la prévoyance en entreprise et quelles sont les obligations de l’employeur ?

Nos offres APICIL

Une famille qui vient d'emménager

prévoyance et MUTUELLE SANTÉ

Des offres pour vous et votre famille

Vous souhaitez vous assurer en cas d’accident, maladie ou décès ? Vous recherchez une complémentaire 100 % santé adaptée à votre profil ? Découvrez nos offres et garanties santé et prévoyance :