Santé

Pilule, stérilet et autres moyens de contraception : quel remboursement de l’Assurance Maladie et de la mutuelle ?

3 minutes
En France, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne cesse d'augmenter, atteignant même, en 2022, son plus haut pic depuis plusieurs dizaines d'années. L'absence de contraception peut en partie expliquer ce phénomène avec des dispositifs qui ne sont pas remboursés par l'Assurance Maladie. Découvrez, dans cet article, toutes les méthodes de contraception non prises en charge par l'Assurance Maladie mais qui peuvent être remboursées par la mutuelle.

Dans un rapport publié en septembre 2023, la Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) estimait le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) en 2022 à plus de 234 000, le plus haut niveau depuis 30 ans. Ce recours à l’IVG a particulièrement augmenté chez les femmes de plus de 25 ans. En outre, tous les dispositifs de contraception ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie, ce qui peut freiner l’utilisation de ces derniers.

Les moyens de contraception remboursés par l’Assurance Maladie

Sont pris en charge, partiellement ou intégralement, par l’Assurance Maladie :

  • certaines pilules contraceptives, majoritairement celles dites de 1ere ou 2e génération, recommandées par la Haute Autorité de Santé ;
  • les implants contraceptifs hormonaux qui se présentent sous forme de bâtonnets à insérer sous la peau et contenant un progestatif agissant pendant au moins 3 ans ;
  • les progestatifs injectables, souvent utilisés quand toutes les autres méthodes de contraception ne sont pas possibles. Cette injection intramusculaire est à renouveler tous les 3 mois ;
  • les dispositifs intra utérin (DIU) ou stérilets, dispositif en cuivre ou hormonal en forme de T. Ils sont placés par un médecin ou une sage-femme au niveau du col de l’utérus de la patiente et peuvent rester en place entre 4 à 10 ans ;
  • les diaphragmes sont placés à l’entrée de l’utérus pour bloquer les spermatozoïdes. Ils se distinguent des capes cervicales par leurs tailles, la matière utilisée ou encore la durée d’utilisation en continue.

Le remboursement des pilules, stérilets et autres dispositifs cités ci-dessus varie en fonction de l’âge des patientes.

Depuis le 1er janvier 2022, ils sont totalement remboursés et sans avance de frais pour les personnes de moins de 26 ans qui présentent une prescription médicale.

Certains préservatifs et la pilule du lendemain gratuits pour les jeunes

Certains contraceptifs non prescrits sont également gratuits pour les moins de 26 ans sans minimum d’âge :

  • les préservatifs masculins des marques “EDEN”, “Sortez couverts !”, “Be loved” et “Terpan” et les préservatifs féminins des marques “Ormelle” et “So sexy & smile” ;
  • la contraception hormonale d’urgence, appelée aussi pilule du lendemain.

Après 25 ans, les dispositifs listés ci-dessus sont remboursés à 65 % sur prescription médicale (et 60 % pour les préservatifs féminins et masculins des marques citées ci-dessus).

Les contraceptifs étant considérés comme des médicaments par les mutuelles, le reste à charge est généralement pris en charge par ces dernières. Consultez les garanties de votre contrat pour en savoir plus.

Les contraceptifs non remboursés par l’Assurance Maladie

En cas d’intolérance aux méthodes de contraception remboursées par l’Assurance Maladie, les médecins peuvent prescrire ou conseiller d’autres solutions. Or, leur financement reste totalement à la charge des patientes.

C’est le cas :

  • des pilules contraceptives de 3e et 4e génération, réputées plus à risque en termes d’effets secondaires ;
  • des patchs contraceptifs qui doivent être renouvelés toutes les semaines pendant trois semaines consécutives ;
  • des anneaux vaginaux à positionner soi-même et à laisser en place trois semaines consécutives ;
  • des capes cervicales se rapprochent du fonctionnement des diaphragmes mais ont généralement un coût plus élevé.

Parmi les dispositifs non prescrits et non remboursés figurent également :

  • les spermicides, gels ayant pour propriété de détruire les spermatozoïdes ;
  • les préservatifs féminins et masculins à l’exception des marques citées ci-dessus.

Dans certains cas et selon les contrats, la mutuelle peut prendre en charge le remboursement sous la forme, par exemple, d’une somme forfaitaire. Le Groupe APICIL propose, dans ses contrats, un montant annuel pour couvrir les dépenses liées à l’achat de contraceptifs non remboursés par l’Assurance Maladie.

La mutuelle API Santé rembourse certains moyens de contraception

Notre offre de mutuelle API Santé permet un remboursement allant de 40 à 80 euros par an et par bénéficiaire des moyens de contraception prescrits et non pris en charge par la Sécurité Sociale. Pour en bénéficier, optez pour l’option Pack Confort “Jeunes et Familles”. Découvrez notre offre, et demandez un devis en ligne !

En résumé

Se renseigner sur les moyens de contraception et les possibilités de remboursement

Rapprochez-vous de votre médecin afin d’échanger sur les différentes options qui s’offrent à vous. Vous pouvez également consulter le site d’Ameli pour obtenir la liste des dispositifs remboursés.

Si la méthode de contraception que vous avez choisie n’est pas remboursée, consultez votre mutuelle pour savoir ce qu’elle propose. Ce sera, peut-être, l’occasion de revoir le contrat pour l’ajuster à vos besoins.

Dans tous les cas, ne restez pas sans solution de contraception.

En savoir plus : La pilule du lendemain gratuite et sans ordonnance